13.06.2008
RATIONALISTE ET PROTESTANT, GRAND DIEU EST-CE POSSIBLE?
Une note du 8 juin tirée de jeanbauberotlaicite.blogspirit.com: (...) Pour ma part, je me situe dans une tradition protestante, que j’interprète à ma manière. Et je tente, pour cela, de m’abreuver à plusieurs sources théologiques. Car que la foi est dans l’extrascientifique, dans l’arationalité, ne signifie pas qu’elle soit un pur sentiment, cela n’empêche pas de pouvoir penser sa foi.
Mais penser sa foi n’est pas une pure opération intellectuelle. Cela implique, de façon immédiate, des conséquences sur la manière de comprendre le monde, de construire sa vie, d’être en interrelation avec les autres.
Comme protestant, je retiens :
– de Jean Calvin, l’absolue transcendance de Dieu et le fait qu’il est seul transcendant.
Donc travail, famille, patrie, mais aussi école et République, médecine et honneur, science et morale, valeurs et idéaux, référence de son propre camp, christianisme et Eglise, etc : rien n’est transcendant, rien n’est sacré. Tout peut être analysé, décortiqué, critiqué, etc. C’est pourquoi je suis à l’aise dans toutes les démarches des sciences humaines.
- de Martin Luther, le fait que Dieu se révèle sur la croix. Dieu est Dieu quand il meurt crucifié, nu et seul ; après avoir crié : « Mon Dieu, mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné ? » (c’est le verset le pus fort de toute la Bible peut-être).
Donc rien ne doit être défendu au nom de Dieu : ni blasphèmes, ni sacrilèges, ni caricatures, et, bien sûr, encore moins aucune démarche de l’ordre de la connaissance. C’est pourquoi je suis à l’aise dans les démarches de sciences sociales des religions.
- de Luther encore, que personne n’est juste : certains sont de vrais méchants, d’autres se croient et/ou apparaissent justes, trop justes et ne donc le sont pas. Autrement dit, il faut non seulement combattre ce qui est mal, il faut aussi se méfier de ce qui est bien, ou apparaît tel. Là encore, les démarche de connaissance décryptent, désenchantent, mettent à nu les impensés sociaux, attirent l’attention des points aveugles. C’est pourquoi je suis à l’aise dans la morale laïque (morale trouée, comme je l’explique dans mon dernier ouvrage)
- de la Réforme en général, que le salut est pure grâce, sans qu’aucun mérite n’intervienne. Et donc on est délivré du souci des « bonnes œuvres », c'est-à-dire du souci de paraître moral à ses propres yeux et aux yeux des autres. On peut courir des risques pour contester ce qui est le bien stéréotypé d’un temps et d’un lieu, pour ramer à contre courant des idées dominantes, du bien dominant et (en fait) oppresseur.
- de Karl Barth, qu’il n’y a pas d’autre révélation de Dieu que celle-là (dont la croix est le centre : en bon réformé : la croix, pas le crucifix, car là on cherche encore à positiver), qu’il n’existe pas de Dieu en dehors de la révélation.
Le seul interdit est l’idolâtrie : et donc on est poussé à réagir contre toute sacralisation, qu’il s’agisse de valeurs traditionnelles ou de valeurs contestataires, à décrypter tout idéologisation, toute religion civile, à récuser toute transcendance. C’est pourquoi je suis à l’aise dans la laïcité.
- de Dietrich Bonhoeffer (théologien tué après avoir participé à un complot contre Hitler), que les religions sont œuvres humaines et qu’au nom de Dieu il faut aussi savoir vivre sans Dieu. Savoir vivre dans l’immanence des questions complexes et sans réponses définitives, des incertitudes et des doutes, être capable de rêver et savoir qu’il s’agit de rêves, allier continuité et nouveauté, approfondissement et changement. C’est pourquoi je peux être, à la fois, agnostique et croyant.
Tout cela est dialectique, mais la dialectique est peut-être précisément ce qui permet de saisir l’épaisseur même de l’humain. Et, ne pas oublier, le grand créateur de distanciation : l’humour.
01:05 Publié dans Revue de presse , Sciences sociales | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Jean Baubérot, ATIONALISTE ET PROTESTANT, GRAND DIEU EST-CE POSSIBLE?
19.05.2008
BERNANOS
00:53 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Bernanos
30.04.2008
A propos de l'influence des Eglises
"Eglises et organisations religieuses occupent de plus en plus le rôle de ce qu'on pourrait appeler des communautés d'interprétations dans l'arène publique de nos sociétés laïques. [...] C'est indépendant de la nature convaincante ou criticable de leurs arguments."
Jürgen Habermas, philosophe, Radio Pays-Bas (21 mars 2008)
14:30 Publié dans Revue de presse , Sciences sociales | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Jürgen Habermas, à propos de l'influence des Eglises
19.03.2008
Le prix 2008 de littérature religieuse attribué à B. Seboüé, chronique
Le prix 2008 de littérature religieuse a été atttibué, à l'occasion du Salon du livre de Paris, à Bernard Sesbouë, pour son ouvrage "La théologie au XXe siècle et l'avenir de la foi" (entretiens avec Marc Leboucher), paru aux éditions Desclée de Brouwer.
Chronique du livre, par Jean Hasseforder : "La théologie catholique dans une Eglise en crise. Une contribution de Bernard Sesboüé."
16:05 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Bernard Sesboué, Jean Hassenforder
05.03.2008
Courrier d'un lecteur attentif au surmenage des rédacteurs...
23:50 Publié dans Accueil - présentation | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : courrier d'un lecteur attentif et amical à la revue Hokhma
11.02.2008
Mise à jour des tables des matières à télécharger
01:10 Publié dans Index Hokhma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Mise à jour des tables
29.01.2008
L’action missionnaire aujourd’hui : un partenariat, par CD

« La mission, ce n’est pas partir glorieusement à des kilomètres, elle commence à notre porte ». Cette réflexion d’un pasteur résume bien toutes les raisons de faire passer au second plan nos relations avec les Eglises d’outre-mer et la mission comme témoignage au loin. De nouveaux soupçons pèsent sur elle, qui ont remplacé la vieille accusation de colonialisme et d’impérialisme culturel : par exemple, celui de voir réduit le témoignage rendu à Jésus-Christ aux dimensions d’un simple engagement humanitaire, quand ce n’est pas celui d’une recherche d’aventure ou d’exotisme, voire de bonne conscience : au fond, en braquant nos regards vers les Eglises du sud, nous nous dispenserions d’évangéliser et d’œuvrer chez nous, ici en France. Tel ou tel soupçon peut s’avérer fondé selon les cas, mais qui pourrait affirmer que son service du Seigneur et du prochain est pur de toute motivation égoïste ? Un projet missionnaire sans ambiguïté, qu’il soit celui du temps pionnier ou du nôtre, n’a qu’un seul défaut : il n’existe pas.
17:10 Publié dans Articles à télécharger | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Christophe Desplanque, l'action missionnaire aujourd'hui, partenariat
13.01.2008
Le testament d’un grand éditeur
Christian Bourgois a dicté ces lignes le 18 novembre 2007. Un mois plus tard, il n’était plus. Le lumineux testament d’un grand éditeur (Cf. Pierre Assouline, La République des Livres) :
“La tradition de notre profession, particulièrement importante et tenace en France, comme vous le savez, vuet que ce soient les auteurs qui reçoivent un Prix, que leurs éditeurs les accompagnent pour aller le chercher, puis le fêter -mais aussi hélas, plus souvent encore, pour les consoler de l’avoir manqué. Dans ma longue vie d’éditeur, près de cinquante années aujourd’hui, j’ai eu à plusieurs reprises la joie de partager avec plusieurs de mes auteurs ces moments de plaisir et de fierté, que ce soit au tout début de ma carrière avec Georges Perec lorsqu’il reçut le Prix Renaudot pour Les Choses ou plus récemment avec Toni Morisson lorsqu’elle fut couronnée par le Nobel, et Susan Sontag par le Friedenpreis (…)
Je viens de vous parler, par mauvaise habitude, de “mes” auteurs. Il s’agit d’une expression tout à fait impropre : en fait, si un auteur est toujours libre, lui, de dire “mon éditeur”, ou, sur un ton plus soumis, “mon cher éditeur”, comme l’écrivaient souvent au XIXème siècle les Flaubert, Balzac ou Zola, je crois qu’il nous faut nous méfier des travers du langage courant et savoir qu’au fond, les auteurs ne nous appartiennent pas. Mais que nous leur devons fidélité, attention et gratitude pour le cadeau qu’ils nous font à chaque fois qu’ils nous confient un nouveau manuscrit -sans que cela nous oblige, bien sûr, à taire nos éventuelles critiques ni à les publier coûte que coûite, aveuglèment. Tout au contraire : nous devons toujours faire des choix, affirmer nos préférences, assumer nos décisions, au risque de déplaire. Un véritable éditeur dit plus souvent non que oui. Cela dit, une de mes plus grandes satisfactions d’éditeur est de constater dans mon catalogue la présence régulière et répétée d’un auteur : ce compagnonnage au fil des années, même s’il ne nous met jamais à l’abri d’une brusque rupture, parfois violente, toujours désolante, est l’indice d’une réussite partagée, et parfois aussi la marque d’une amitié confiante patiemment construite, de livre en livre.
Pour ma part j’aime publier une oeuvre dans son entier et dans sa continuité, qu’il s’agisse d’un auteur injustement oublié comme je l’ai fait en poche dans la collection 10/18 avec Stevenson, Dickens ou Kipling, grâce à mon complice Francis Lacassin, ou d’auteurs vivants comme Lobo Antunes ou Jim Harrison. La cohérence du catalogue est pour moi essentielle : il dit à la fois ce qu’il revendique et, en creux, ce qu’il refuse, exclut, hors de tout a priori sur ce que veulent prétendument les lecteurs. Je suis sur ce point en parfait accord avec le grand éditeur allemand Fischer qui affirmait que l’excellence de notre métier est justement de publier des livres que le public n’attend pas, qu’ol ne veut pas.
Mon catalogue c’est ma vie, ai-je parfois dit, avec un peu d’emphase certes, mais je le crois profondément, tant il est que les quelques 4000 ouvrages publiés sous mon nom depuis 1966 me donnent un sentiment de fierté que je ne peux vous cacher aujourd’hui en m’adressant à vous, qui me faites le grand honneur et l’immense plaisir de récompenser ce travail. Mais par ce geste, ce n’est pas seulement un éditeur que vous honorez, c’est aussi un catalogue, et donc ses auteurs et leurs oeuvres. Et cela indépendamment de la diversité des noms d’auteurs, qui vont des écrivains de la Beat Generation avec Burroughs et Ginsberg, désormais si à la mode, jusqu’au toujours très controversé Ernst Jünger, en passant par l’énigmatique Pessoa. Je crois avoir composé mon catalogue avec le constant souci qu’il exprime au plus près mes préférences littéraires et esthétiques, et le désir que les auteurs convoqués à figurer dans ce catalogue, sinon se reconnaissent dans la diversité de mes choix éditoriaux, du moins y trouvent leur compte sans jamais avoir l’impression de céder sur leurs propres exigences.(…)
Dès le début de ma carrière, j’ai nourri une profonde méfiance envers ce qu’était alors la littérature française, qui dans sa très grande majorité ne m’inspirait rien qui vaille -à l’exception des tentatives avant-gardistes et expériemnatles comme celles du Nouveau Roman ou des oulipiens dans le territoires ouvert par Raymond Queneau et Georges Perec. Je me suis donc tourné vers les marges inexploitées des “littératures autres”, expression que je préfère de loin à celle de “littératures étrangères”, beaucoup trop excluante, dévalorisante. Ce fut là encore une question de goût personnel, qui me permit de comprendre qu’il fallait à la fois du courage, de la persévérance, et même de sectarisme pour à la fois refuser (je devrais dire récuser) une littérature par trop naturaliste qui reste encore prédominante, et défendre une conception de la littérature beaucoup plus ouverte, féconde et originale, à la suite d’écrivains remarquables comme Malcolm Lowry ou Witold Gombrowicz que je découvris grâce à Maurice Nadeau et sa revue Les Lettres nouvelles.
C’est alors que j’appris qu’un éditeur doit savoir également être sectaire, injuste, qu’il doit avoir des convictions, bref, qu’éditer c’est toujours éditer contre. Très vite, je sus qu’cest sur le terrain des “littératures autres” que j’aurais quelquec chance d’inventer ce catalogue dont je rêvais. L’affaire n’était pas gagnée d’avance, et on pouvait mê:e se demander si elle était jouable. Heureusement, de nombreux passeurs, au premier rang desquels les traducteurs, agents ou libraires, et surtout les auteurs eux-mêmes (dont beaucoup sont devenus des amis) ainsi que les éditeurs rencontrés chaque année à la Foire de Francfort (…) m’ont convaincu de tenter l’aventure, surtout de la poursuivre coûte que coûte.
Désirant m’inscrire dans la tradition d’un Gaston Gallimard ou d’un Michel Lévy, j’ai donc imaginé très tôt, malgré mon ignorance proverbiale des langues étrangères, d’avancer sur les territoires encore largement inexplorés des littératures autres, avec une grande conviction sur la ligne à suivre, sans avoir pour autant décidé un jour de ne publier que des traductions : disons plutôt que j’ai suivi une évolution guidée par le hasard et les circonstances, avec, je m’en rends compte aujourd’hui, un certain culot. Heureusement, j’ai fait mien très tôt ce précepte attribué à un général vénitien du XVIIème siècle, le Général Montecuculi :“Il faut toujours saisir l’occasion par les cheveux, mais ne pas oublier qu’elle est chauve”.
Je me suis toujours fait une haute idée de la création artistique, qu’elle soit littéraire ou autre, et donc des créateurs. Quel que soit le talent d’un homme politique ou d’un chef d’entreprise, j’en ai connu de très brillantset fameux, je n’ai jamais été vraiment impressionné par eux comme je l’ai été par la puissance d’un artiste, mais également par la solitude qu’il doit le plus souvent affronter. Il faut aimer les artistes, penser qu’ils ont finalement toujours raison. C’est ma conviction profonde depuis que je fais ce métier. Je ne crois pas qu’il y ait de petits et de grands artistes, de petites et de grandes oeuvres. Il faut justementse méfier dans ce domaine si foisonnant, riche et complexe de la création, de nos catégories de classement et de jugement, être sans cesse à l’écoute, aux aguets -ce qui ne veut bien sûr pas dire que tout se vaille, tant s’en faut. En tout cas, j’ai depuis toujours voulu mettre les dons d’éditeur que l’on veut bien me reconnaître au service de ces créateurs, aucun déboire éditorial ne m’a fait changer d’opinion sur ce point crucial.
Si j’ai également toujours maintenu dans mon catalogue uns ecteur important d’essais philosophiques avec des auteurs français comme Jean-Luc Nancy, Philippe Lacoue-Labarthe, Jean-Michel Palmier, Jean-Crhsitophe Bailly, tous des amis proches, sans oublier des essais sur le théâtre avec Georges Lavaudant, Michel Deutsch et Copi, sur la musique avec Pierre Boulez, Alfred Brendel ou Jean-Jacques Nattiez,nsur le cinéma avec Patrice Chéreau, c’est bien la littérature qui est au coeur de ce catalogue.
J’ai déjà cité beaucoup d’auteurs, parmi lesquels je privilégie volontiers, en m’adressant à vous, ceux de langue espagnole comme Onetti, Tomeo, Cabré, Vila-Matas, Marsé, Montalban ou Bolano, et plus récemment Pauls et Aira, Prieto, Solares, Fadanelli, qui font que mon catalogue peut être lu comme un éloge du cosmopolitisme littéraire. Pour moi, ce beau mot de cosmopolitisme, longtemps dévalué ou voué aux gémonies en France, désigne parfaitement ce que je veux faire et, par opposition, ce que je refuse : le nationalisme culturel, sous la forme la plus odieuse et excécrable du chauvinisme (…) J’ai toujours pensé, et aujourd’hui plus que jamais, au rebours de toutes les prophéties catastrophistes, que l’avenir du livre demeure le livre. Je ne sortirai pas de cette conviction…”
22:35 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Christian Bourgeois, le Testament d'un éditeur, Piere Assouline
02.01.2008
Meilleurs voeux
22:05 Publié dans Accueil - présentation | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Meilleurs voeux Hokhma pour 2008
12.12.2007
Quand Jésus est-il né ? Par Alain Décoppet
La question que pose le titre de cet article peut paraître saugrenue. Jésus n’est-il pas né en l'an 1 avant l'ère chrétienne, puisque les années sont calculée “après Jésus-Christ” ? En fait, on doit cette datation à Denys le Petit (mort en 556) qui, pour la calculer, reprit un raisonnement assez simple, communément admis à son époque : l'Évangile de Luc nous dit que Jésus avait 30 ans lorsqu'il commença son ministère (Luc 3.23). Or au début de ce même chapitre 3, Luc nous dit que Jean-Baptiste commença sa prédication la 15me année du règne de Tibère, ce qui correspond, suivant une manière de compter, à l'année 29 de notre ère. Si Jésus avait 30 ans peu après l'an 29, on peut, sans trop de peine, considérer qu'il est né à la fin de l'année moins 1.
Cette datation comme point de départ de l’ère chrétienne est-elle sûre ?
Quand Jésus est-il né.doc
14:40 Publié dans Articles à télécharger | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Chronologie du Nouveau Testament, Alain Décoppet, Hokhma
26.11.2007
Coup dur pour les éxégètes (discussion sur le livre de Benoît XVI)
"Dans son livre Benoît XVI n’interdit pas le recours à la raison (...), quiconque lui fait ce reproche, ressort l’arsenal de son arrière-grand-père (...) On n’aurait pas crucifié un simple prédicateur de morale. C’est un des constats caractéristiques du livre du pape sur Jésus. (...)" Traduit par M. J.-C. Strengh, ces propos de Klaus Berger sont tirés du Rheinischer Merkur, n° 21 du 24. 05. 2007. Une illustration éclairante et engagée d’un débat interne à l’Eglise catholique, transmise par Daniel Schibler.
14:45 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Klaus Berger, Jésus de Nazareth, Benoît XVI, recension, discussion
25.11.2007
Portrait du Professeur Mark Noll, par Jean Decorvet
« Modèle accompli de l’intellectuel».
C’est sous ce titre élogieux que Time Magazine a présenté Mark Noll en février 2005 dans un numéro spécialement consacré aux personnalités phares du mouvement évangélique états-unien. (Cf. The 25th Most Influantial Evangelicals in America : http://www.time.com/time/covers/1101050207/photoessay/20.html).
Un an plus tôt, le New York Times avait déjà dit du professeur qu’il était «l’un des historiens les plus en vue du pays» tandis que The New Republic l’avait décrit comme «la crème des historiens dont les États-Unis peuvent aujourd’hui se prévaloir». Qui dit mieux ? Même à l’échelle nord-américaine, pareil encensement de la part des médias relève de l’exception. Exceptionnel donc, Mark Noll ? Assurément. Véritable fer de lance de la réflexion évangélique outreatlantique, il est l’un des principaux artisans du renouveau intellectuel que connaît le mouvement évangélique. Il en est probablement aussi l’étendard le plus respecté.
16:15 Publié dans Articles à télécharger , Revue de presse , Sciences sociales | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Mark Noll, Jean Decorvet, Christianisme Aujourd'hui, Times Magazin
21.11.2007
Un sondage sur l'image des chrétiens dans la société française
Le sondage sur l'image des chrétiens dans la société française, réalisé par l'Ifop pour "La Croix", entre le 31 octobre et le 2 novembre 2007, est riche d'enseignements. Il témoigne notamment de ce paradoxe qui marque aujourd’hui le rapport des Français au christianisme : ils jugent les Églises suffisamment visibles, mais ne connaissent guère de chrétiens engagés
17:55 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sondage Ifop pour La Croix novembre 2007
11.11.2007
Concours de prédications pour le Jubilé Calvin
En 2009, les Églises réformées célébreront le 500ème anniversaire de la naissance de Jean Calvin, le célèbre Réformateur genevois. Ce sera l’occasion, dans toute l’Europe et dans le monde entier, de rappeler l’héritage théologique qu’il a laissé et son importance pour l’Église, la culture et la société d’aujourd’hui. C’est pourquoi la Fédération des Églises protestantes de Suisse et l’Alliance réformée mondiale ont décidé d’ouvrir ensemble un concours de prédications. Predigtwettbewerb_FR.pdf A découvrir : www.calvin09.ch
00:20 Publié dans Calvin 09 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Calvin 09, concours de prédication, Alliance Réformée Mondiale
07.11.2007
Une revue qui donne envie de croire
"Une Eglise qui donne envie de croire" c'est le thème du rendez-vous annuel des protestants évangéliques à Lognes, du 11 au 13 novembre. Pour se ressourcer, réfléchir et s'informer : études bibliques, conférences et table ronde, soirée artistique... L'exposition regroupera plus de 180 stands, dont celui de la revue de réflexion théologique Hokhma:
N'hésitez pas à nous demander notre n° spécial ( Hokhma n°89) : "Dessine-moi une église..." qui donne envie de croire !Hokhma-bulletincommande.pdf Au plaisir de vous rencontrer...
15:15 Publié dans Colloques 2007 2008 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Lognes, CEIA 2007, Eglise, envie de croire, revue Hokhma
Le dernier numéro spécial de la revue Hokhma vient de paraître
Quels choix éthiques pour un style de vie prophétique?
Editorial, par Ernest Geiser
Quels choix de consommation? par Louis Schweitzer et Claude Baecher
Pour un style de vie simple - sur le plan personnel et communautaire, par Louis Schweitzer et Claude Baecher
Pour vivre de manière plus prophétique, par Louis Schweitzer et Claude Baecher
Non-conformité évangélique et conformismes consuméristes, par Michel Sommer
Regard biblique sur les biens matériels, par Daniel Arnold
Le burnout illustré par une histoire inventée, par Cristina Heirli
Du burnout à la grâce, par François Nadler
n°92/2007 (105 p., 9 euros)
Hokhma-bulletincommande.pdf Profitez de notre offre d'abonnement en téléchargeant le bulletin de commande et recevez gratuitement un exemplaire de la revue !
03.11.2007
Index
23:40 Publié dans Index Hokhma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Théologie, Index alphabétique de la revue Hokhma
Le N°1
22:47 Publié dans Exemplaires de la revue Hokhma à télécharger | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Télécharger Hokhma n°1
Il était une fois...
Une belle histoire
Il était une fois, dans la forêt académique, une poignée d'étudiants appelés " évangéliques ", " piétistes ", voire " fondamentalistes " par leurs congénères. Ils percevaient comme un danger pour leur foi la théologie enseignée dans leur faculté (Paris, Strasbourg, Lausanne et Neuchâtel) et sentaient le besoin d'un apport différent. Ainsi commencèrent-ils à traduire et polycopier des articles publiés par des théologiens étrangers* .
22:35 Publié dans Historique de la revue | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Gérard Pella, Présentation de la revue de réflexion théologique Hokhma
Colloques, journées d'études, conférences...
14 nov. 2007
18h-21h "Quel regard porter sur les autres religions ? Le pluralisme religieux externe vu par chacun des trois monothéismes"
Le point de vue des chercheurs : J. Dean, Th. Legrand, K. Lehmkühler. Table ronde organisée dans le cadre du Plan Pluri-Formations consacré aux recherches sur le fait religieux (Université Marc Bloch).
Programme complet, argumentaire et annonce de la séance de 12 mars 2008.
Strasbourg, Palais Universitaire, salle Tauler.
Renseignements : CSRES / Tel.: 03.88.25.97.46
22:30 Publié dans Colloques 2007 2008 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Colloques théologiques 2008
le N°5
18:25 Publié dans Exemplaires de la revue Hokhma à télécharger | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Télécharger Hokhma n°3
Le N°2
18:05 Publié dans Exemplaires de la revue Hokhma à télécharger | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Télécharger la revue Hokhma, numéro 2
01.11.2007
Journée d’études
« Un théologien protestant non conformiste en son siècle : le pasteur Roland de Pury 1907-1979 ». Journée organisée par la Faculté libre de théologie de Montpellier en collaboration avec la Société d’Histoire du protestantisme de Montpellier, le 1er décembre 2007 de 9h à 17h. Roland de Pury fut, entre autres activités d’une vie très riche, missionnaire au Cameroun et à Madagascar de 1957 à 1966. Renseignements et inscriptions : Faculté de théologie, 13 Rue Louis Perrier, 34000-Montpellier ; courriel : secretariat@iptmontp.org
23:55 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Roland de Pury
Histoire et richesses de la Bibliothèque de la Faculté de Montauban
Une histoire et une collection particulières :
la bibliothèque de la Faculté de théologie protestante de Montauban (1598/1808-1906),
Exposition dans le hall de la Bibliothèque de la Faculté libre de théologie
de Montpellier, du mercredi 7 novembre au samedi 15 décembre 2007.
Inauguration : Mardi, 6 novembre, 18 h 30.
Catalogue illustré en vente sur place
04:40 Publié dans Colloques 2007 2008 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Colloques de l'Institut romand des sciences bibliques
Mercredi 7 novembre 2007
Colloque avec Gerlinde Baumann (Université de Marburg), « Gottesbilder der Gewalt im Alten Testament verstehen »
Mercredi 28 novembre 2007
Colloque avec Élian Cuvillier (Institut protestant de théologie, Montpellier) : « Donner un lieu à la colère de Dieu. Un parcours paulinien »
Mercredi 12 décembre 2007
Colloque avec Thierry Legrand (Université de Strasbourg) : « La gestion de la violence de Dieu dans le Targum Jonathan des Prophètes antérieurs (Jos, Jg, 1-2 S, 1-2 R) »
mercredi après-midi de 17h15 à 19h, à l'Université de Lausanne, Bâtiment Anthropole (ex BFSH 2), salle 5033
04:22 Publié dans Colloques 2007 2008 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Colloques Université de Lausanne
26.10.2007
Dialogue impossible ?
Le Magazine littéraire d’octobre propose le dossier : « les grandes querelles entre philosophes » où invectives, insultes, railleries et injures diverses entre philosophes (et théologiens) durant deux millénaires sont brillamment épinglées.
« Pélage n’est qu’un gros chien de montagne », aurait fulminé saint Jérôme, qui le prétendait « alourdi de porridge écossais », ce qui lui donnait une « démarche de tortue »… Popper et Wittgenstein en seraient venus aux mains, avec un tisonnier, un soir d’octobre 1946 au Cambridge Moral Science Club…Des chamailleries parfois dignes d’une cour de récréation : « L’art d’avoir toujours raison – et de se faire détester de tous » vont semble-t-il de pair, bien que ce dossier se veuille une illustration "du bon usage de la dialectique".
Si vous pensez avec Bernanos « la controverse me dégoûte », n’allez pas plus loin. Si vous êtes théologiens, vous estimez peut-être que « la controverse est souvent bénéfique à l’un comme à l’autre [philosophes], du fait qu’ils frottent leurs têtes entre elles, et sert à chacun d’eux à rectifier ses propres pensées, et aussi à concevoir des vues nouvelles », comme Schopenhauer dans le traité précédemment cité et disponible « en ligne » -, alors vous apprécierez « l’art d’avoir toujours raison » que pratique très pédagogiquement le dossier de ce magazine – une contribution théologique équivalente serait à mener pour nourrir la réflexion commune sur les conditions du dialogue intellectuel.
David Gonzalez
Arthur Schopenhauer, Ed. Mille et une nuit, 1983 : http://www.philo5.com/Mes%20lectures/Schopenhauer,%20L'art%20d'avoir%20toujours%20raison.htm)
01:30 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Querelles entre philosophes et théologiens, Schopenhauer, L'art d'avoir toujours raison, Magazine littéraire
21.10.2007
Traité des invectives au temps de la Réforme
Royaume de France 1510-1584 : tel est l’horizon de cet ouvrage abondamment illustré, qui retrace sur cette longue période, l’évolution des invectives qui ont structuré la polémique théologico-politique de ces années de réformes.
Auteurs des invectives : des hommes. À eux s’est posée la question d’une défense sans concessions du statu quo religieux, politique et social ou, à l’inverse, d’une tentative pleine d’espérance de changer l’état des choses. Sous leur plume, que de mots d’actualité : “ La foi ne doit dépendre du prince ” et encore : “ Quand on ruine, on se ruine soi-même. ”
Les années passant, on voit l’invective – ultime expression de la violence des mots – conduire aux maux de la violence qu’engendrent sept guerres civiles. Se révèle ainsi l’évolution de la langue. Les armes inventées par les polémistes à l’encontre de leurs adversaires sont ensuite inventoriées : mots-forgés – traduction d’une riche invention langagière –, vocabulaire animalier et vocabulaire du corps, ensuite rassemblés en un glossaire de 200 mots accompagnés de nombreuses citations référencées.
Ce livre est une contribution à l’histoire du langage et à l’anthropologie historique du XVIe siècle. En ces temps de tensions inter-religieuses et inter-culturelles, il atteste que la violence des mots provoque, soutient, amplifie la violence de ceux qui en usent.
de Claude Postel
500 p. Index. Bibliographie. Illustrations.
ISBN-10 2-251-44254-5
ISBN-13 978-2-251-44254-9
Prix 37,00 €
23:50 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Réflexion théologique, Traité, Temps des Réformes
Une discussion exégétique
A suivre, prochainement, dans la revue Hokhma.
21:30 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Exégèse du Nouveau Testament
11.10.2007
Une note scientifique et citoyenne de Sébastien Fath
blogdesebastienfath.hautetfort.com
La rubrique fait divers nous le rappelle régulièrement: les chiens d'attaque, cela peut faire très mal. Ce qui est vrai dans l'univers naturel et physique vaut aussi dans l'univers métaphorique.
Des "chiens d'attaque" au service d'intérêts divers, y compris religieux, cela peut faire du dégat, même avec une simple plume, ou un clavier informatique.
En tant que chercheur, je suis bien placé pour observer, à partir du terrain que j'étudie, l'efficacité redoutable de ces "chiens d'attaque". Dans l'univers protestant évangélique, on trouve de tout en terme de relations avec les autres.
Indifférence, oecuménisme, compétition cordiale, méfiance, débat, barricades.... mais aussi, parfois, attaques virulentes en règle, y compris à l'égard de figures respectées comme l'évangéliste Billy Graham (régulièrement qualifié d'apostat, d'esclave de Rome, de loup déguisé en brebis, de franc-maçon hypocrite, sur certains sites ultra-fondamentalistes).
C'est à ce sujet délicat qu'a été consacré une analyse publiée cet été par l'éminent mensuel évangélique américain, Christianity Today (http://www.christianitytoday.com/ct/). Evoquant les "chiens d'attaque" de la chrétienté, l'auteur, David Aikman, s'interroge: "est-ce ainsi qu'il faut apporter grâce et saveur à une civilisation déclinante?" (http://www.christianitytoday.com/ct/2007/august/23.52.html)
L'auteur commence par souligner l'ampleur des invectives et des attaques venimeuses qu'a dû subir un auteur athée à succès, Sam Harris. Des attaques extrêmes qui n'ont fait que conforter ce dernier dans l'idée que les chrétiens sont des fanatiques et qu'il faut tourner la page du christianisme.
Il poursuit en observant que ces agressions verbales, de la part de polémistes évangéliques auto-proclamés défenseurs de la foi, ne s'en prennent pas seulement aux opposants du christianisme, mais aussi à d'autres chrétiens dont ils désapprouvent les positions.
Sa conclusion laisse percer une inquiétude. Soulignant que la courtoisie (civility) est menacée de partout, où va-t-on, dit-il, si les chrétiens s'en prennent les uns aux autres dans des termes comparables à la vulgarité de certains débats sur la TV cablée? Oui aux désaccords, non à l'invective, telle pourrait être la conclusion d'Aikman.
Trois remarques
Du point de vue socio-historique, cet article m'inspire trois remarques.
1/ que Christianity Today s'empare frontalement du problème confirme le fait que ces habitudes de controverse féroce, ces comportements de "chien d'attaque", ne sont pas rares aux Etats-Unis, comme nous le rappellent régulièrement les déclarations à l'emporte-pièce de l'ultra-conservateur Pat Robertson, suggérant tantôt l'assassinat d'Hugo Chavez, tantôt la punition de Dieu sur Ariel Sharon.
2/ cet article confirme aussi qu'il y a débat interne. Beaucoup d'évangéliques (dont la "ligne" défendue par Christianity Today) désapprouvent la controverse agressive. Mais d'autres, persuadés de leur bon droit, continuent mordicus à la pratiquer via leur presse ou via internet, suscitant d'âpres débats inter-évangéliques.
3/ ces réflexions illustrent aussi la prise de conscience croissante par les évangéliques, aux Etats-Unis, qu'ils sont minoritaires (bien que puissants), très observés, et qu'ils ne sauraient se permettre des postures agressives et caricaturales sous peine de se décrédibiliser totalement.
A partir de ces pistes, il serait intéressant de voir comment les choses se passent sur la terrain protestant évangélique français (presse, radios, sites internet).
13:45 Publié dans Revue de presse , Sciences sociales | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sébastien Fath, Ethique, Christianity Today
10.10.2007
Harvard Divinity Bulletin: Current Issue
Spring/Summer 2007 (Vol. 35, No. 2 & 3)
Perspective
Knowing and Unknowing, Concluded
by Will Joyner
the lead headline on the cover of this issue of harvard divinity bulletin, "Challenging the Lines That Divide Us," is meant primarily as a practical unifying comment on what's inside. It is also, however, a reaction—even a defiant reaction—to much of what we here at the magazine have needed to think about during the 2006-07 academic year.
As should be obvious to anyone who follows the popular literary press in the United States and Britain, the showcasing of "science," or "reason," or "atheism," against religion has become a kind of cultural sport—contrived, superficial, and gleefully malicious on the one hand, and, on the other, often impassioned, fascinating, and imperative, especially in regard to global citizenship. Above all, we Bulletin editors want for our lead headline, and the Spring/Summer 2007 issue as a whole, to convey once again our belief that this particular cultural sport—as boisterous or loud as it might get—is best conducted in a spirit of mutual respect, with an eye toward the recognition, and recovery, of common ground.
Several months ago, we expected this issue to be devoted exclusively to the latest interchanges between scientists and scholars of religious studies and theology, largely because of two initiatives in full force at Harvard this spring: an ongoing research project entitled Evolution and the Theology of Cooperation, led by Sarah Coakley, a theologian, and Martin Nowak, a professor of mathematics and biology, and an events series, "When Worlds Collide: The Study of Religion in an Age of Science," organized by the visiting professor Philip Clayton. And, in fact, you will find much evidence throughout these pages of the latest thinking on "science and religion," most prominently and most unusually in the Dialogue section, which is indeed fully composed of material that demonstrates the range of issues bursting from the science-and-religion package, as well as the high degree of collegiality possible in such cross-campus initiatives.
As we thought further about this issue, however, we realized that our larger purpose for Spring/Summer 2007 was to explore how and why all sorts of belief systems, or disciplines of thought and study, are in such dissonant relationship these days.
Take theology and philosophy: they're closer relatives—or close relatives more recently—than science and religion, but are similarly estranged. So, we have included two articles, by Louis Dupré and Christine Helmer, that address this fraught relationship, one in an explicit manner, the other in more indirect contemplation of the warp and woof of empirical and theoretical realities.
Take religion and the geopolitics of war and terrorism: given the dominant tenor of contemporary world conflict, religion is getting much of the blame, but is it that simple? Certainly not, and William Cavanaugh's essay meticulously examines the great need for, and value of, more careful distinctions. And take the belief-related fault lines within families: although Ben Westhoff 's personal narrative has to do specifically with Orthodox Judaism, its nuances will be painfully familiar across the faiths.
Also on this issue's cover is an illustration. It is meant primarily to enhance the words of the lead headline—we here at the Bulletin believe it is effective in visually evoking these "lines that divide us." At a deeper level, though, it is especially effective in communicating the anxiety that bears down on all of us who try to negotiate our way daily across a landscape of competing belief systems, and try to articulate or personify what we firmly believe amid the attendant dissonance.
This anxiety reveals itself in new ways each week, at world, national, local, and personal levels, at least to those of us whose professional lives have to do with religion. For example, in recent months, wearing my other Harvard Divinity School hat as executive director of communications, I have noticed a marked uptick in telephone calls to HDS, out of the blue, from people here in the United States and abroad who need to rail against religion in general, or wish to share with a faculty member news of a private communication from God—or, somewhat more appropriately, seek guidance for a church or synagogue group that wants to study the "God debate."
In fielding the first two types of these "sensitive" inquiries, I can do very little for the callers. I do try to listen for a few minutes and then urge them to find someone to speak with in person. In fielding the third kind of inquiry, I apologize and demur, reminding the caller of HDS's governing mission: providing an excellent graduate education to future scholars of religion, ministers, and leaders across the professions, according to a common intellectual rigor and with an emphasis on religious pluralism. But I also inevitably recommend an accessible book or two. Lately I've been mentioning Christopher Hitchens's God Is Not Great: How Religion Poisons Everything and Stephen Prothero's Religious Literacy: What Every American Needs to Know, which, taken together, provide a much more useful, wide-ranging, informed (if sometimes infuriating) platform for discussion than, for instance, the recent books by Richard Dawkins and Sam Harris. And, of course, I offer to send the caller a copy of the Bulletin.
We hope that this issue of the Bulletin—featuring writers and thinkers who are dedicated to listening and talking across lines of division—will serve all our readers well as they do their own work of easing the anxiety, and strife, of competing beliefs.
Attentive readers might notice that this issue is designated as a "double" issue, Spring/Summer 2007, Volume 35—Numbers 2 and 3. This designation is to reestablish the publication as a quarterly, which will better suit our overall purpose as a magazine. We will strive to produce four issues a year as soon as possible.
Will Joyner is executive editor of the Bulletin.
Perspective
Knowing and Unknowing, Concluded, by Will Joyner
Dialogue
God and Evolution: A New Solution, by Sarah Coakley
Darwin Was Wrong, by Joan Roughgarden
Thinking Like a Feminist, by Evelyn Fox Keller
Stem Cell Dissent, Eric Cohen
Featured
Does Religion Cause Violence? by William T. Cavanaugh
Embracing Earth While Facing Death, by Eshin Nishimura
A Family Rift and a Cautionary Tale, by Ben Westhoff
A Fateful Separation of Philosophy and Theology, by Louis Dupré
Real Presences, by Christine Helmer
In Review
Jeffrey Kripal's Serpant's Gift, by Francis X. Clooney
Religion and Politics, Then and Now, by Todd Shy
John Polkinghorne's Quantum Physics and Theology, by Kirk Wegter-McNelly
Examining Biblical Art in a Secular Society, by William Dyrness
W. Jackson Bate's Samuel Johnson, by Peter J. Gomes
The Changing Terrain of the Family, by M. Christian Green
Poetry
Vigil, by David Yezzi
Max Delbrück, by John Canaday
Mud, by Eliza Griswold



































