24.12.2008

Finkelstein vs Dever : The Good Boy vs the Bad Boy of Archeology ?

Pour Israël Finkelstein, dans Sciences et Avenir de décembre 2008, "les textes sacrés ne sont pas des comptes-rendus historiques". Découvrez l'interview de Finkelstein dans S & A de décembre dans la suite de cette note.
De son côté, quant à la valeur historiques des sources bibliques dans la perspective des découvertes archéologiques récentes, W. Dever appelle ses confrères à l'honnêteté intellectuelle dans la revue Hokhma n° 94 / 2008 dans son article en poussant les thèses minimalistes dans leur dernières conséquences et jusqu'à leur éventuel postulat : " Bible et archéologie : l'ancien Israël a-t-il [même seulement] existé [selon vous] ?"
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M. Dever est archéologue. Il a dirigé pendant plus de trente ans de nombreuses fouilles sur les sites bibliques pour l’université d’Harvard et il a été professeur d’archéologie et d’anthropologie du Proche-Orient à l’université d’Arizona de 1975 à 2002. Cet article est tiré de « Save Us from Postmodern Malarkey » (Délivre-nous du discours trompeur des postmodernes), publié en anglais dans le Biblical Archaeology Review (BAR), vol 26, no 2 (2000) : Hokhma-bulletincommande.pdf.

Début de réponses sur ces controverses en archéologie dans la vidéo disponible, ici :

http://ntwrong.wordpress.com/2008/05/14/william-dever-the..., dans le n° 94 / 2008 de Hokhma et cet interview de décembre.

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19.12.2008

Colloque international à Strasbourg du 8-10 janvier 2009 : "Mystique et philosophie"

mystiqueetphilo.jpg sous la responsabilité de Géraldine Roux, dans le cadre du PPF présidentiel sur "le fait religieux" et en partenariat avec l’UMB - EA 2326 « philosophie allemande ».
Projet scientifique : Les pistes de réflexion de ce colloque porteront principalement sur la question de la naissance de la mystique dans sa confrontation, tout en y puisant ses sources, avec le courant dit rationaliste, la question de l’écriture mystique – comment transcrire ou décrire l’expérience extatique ? – et celle de l’excès, du passage à la limite que la mystique, au sens large, semble produire sur le mode habituel de notre rationalité. Le plus souvent, par le terme « mystique », on entend une expérience extatique, incommunicable, indicible. Pour la rationalité, notamment philosophique, elle apparaît comme une excession, voire une « folie », ébranlant l’assurance du concept dans un déplacement perpétuel du sens. Comment alors le discours philosophique peut-il rendre compte de cette expérience ou de cette tension, sans pour autant les ramener à un déjà-su, sans désactiver leur sens subversif ? Comment penser la tension entre amour mystique et rationalité philosophique : ne peut-on penser une modification de la rationalité elle-même, ou tout au moins de son mode opératoire, par son appréhension de la mystique qui la pousserait à la limite de ses forces ?
Ce colloque s’organisera autour de trois journées, introduites par une conférence inaugurale, et qui se termineront chacune par deux débats, approfondissant et relançant les questions ouvertes par les interventions de la journée. Ces journées confronteront des pensées modernes et contemporaines aux courants mystiques médiévaux, afin d’en déterminer non pas un corpus (peut-être et certainement impossible) mais des lignes de convergences, à travers également leurs divergences. La première journée sera consacrée à la question « peut-on parler d’expérience mystique ? » avec pour thèmes de débat « logos et expérience mystique » et « raison philosophique et amour mystique ». La deuxième journée interrogera « l’écriture mystique, entre logos et hybris » et se terminera sur deux débats autour du « paradoxe mystique » et du « rapport à l’image ». La dernière journée traitera de la question « le retrait et l’excès », avec notamment un débat sur « le passage à la limite ». Le colloque s’achèvera le 5 avril sur une soirée-concert, avec les Polyphonies hébraïques de Strasbourg, autour d’une lecture de textes – en arabe et en hébreu – dont les traductions seront projetées sur grand écran.

11.12.2008

La révolution des "megachurchs". Une recherche de Sébastien Fath

Dieu XXL.jpgA partir des Etats-Unis qui en sont le berceau, nous voyons apparaître aujourd’hui dans le monde de grandes églises qui rassemblent des effectifs nombreux et sont le signe d’une intense vie sociale. Sociologue du protestantisme évangélique, particulièrement au fait du champ nord-américain, auteur, depuis une dizaine d’années, de nombreux livres sur ces questions, Sébastien Fath vient de publier un ouvrage sur ces grandes églises, les « megachurches »: « Dieu XXL. La révolution des megachurches » (1). Avant de suivre plus avant cette analyse des « megachurches », indiquons au départ une définition qu’en donne l’auteur. « Caractérisées par la taille spectaculaire de leur sanctuaire, par une assistance hebdomadaire d’au moins 2000 fidèles et par l’offre d’une large gamme d’activités extra-cultuelles, les megachurches catalysent aussi une vie communautaire intense, très souvent autorégulée ( rôle négligeable ou nul d’une institution supra-locale). Elles sont devenues aujourd’hui les nouveaux pôles de cristallisation des foules chrétiennes… » (p.7).

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