29.03.2009
Design, Typo et glossaire Hokhma : Lettres B & C
Le site et le portfolio Design et Typo ("Typographie et valeurs sémantiques, décryptage des courants graphiques et typographiques") du Pr de typographie Peter Gabor ne manqueront pas de piquer l'intérêt des lecteurs esthètes et autres amateurs de la belle écriture : http://paris.blog.lemonde.fr/ Et pour tenir parole sans plus attendre : les lettres B & C de l'ancien glossaire théologique de la revue Hokhma (voir note précédante). Lisez la suite !
Baalisme : Chez les peuples cananéens, culte rendu aux forces occultes, aux divinités propriétaires du sol. En tant que culte devant assurer la régulation des saisons et la fertilité du sol, le baalisme a exercé sur Israël une fascination considérable, violemment combattue par les prophètes.
Barthien (-ne) : Relatif à la théologie de Karl Barth (1886-1968).
Bibliste : Savant qui étudie la Bible.
Biodiversité : Diversité des formes de vie sur terre.
Biomasse : Masse totale des organismes vivants dans un lieu donné.
Biosphère : « Ensemble des organismes vivants qui se développent sur la surface du globe terrestre » (Petit Robert).
Caducité : Caractéristique de ce qui a perdu sa validité, son actualité.
Canon, canonique, canonicité : (grec : kanôn, « mesure, règle »). Ensemble de principes stricts régissant une pratique ou une doctrine. En particulier, on désigne par canon l’ensemble des livres reconnus comme faisant partie de la Bible, par opposition aux apocryphes*.
Casuistique : Méthode employée en Morale qui se concentre sur les cas, réels ou hypothétiques, en cherchant à discerner comment s’y appliquent les principes.
Catholique, Catholicité : Du grec kat j oJlon, littéralement « selon le tout ». Au sens qualitatif, catholique signifie « selon le tout de la Révélation normative qui est, pour l’Eglise, la Sainte Ecriture » (Pierre Courthial). De ce sens qualitatif découle un sens quantitatif, spatial ou temporel, qui désigne l’universalité et la continuité, la perpétuité, la permanence de l’Eglise.
Cérémonielle : Les lois cérémonielles se distinguent de la loi morale en ce qu’elles ont pour objet le culte et les ordonnances qui en règlent l’organisation. Du point de vue chrétien, les lois cérémonielles de l’AT relatives au culte sacrificiel sont considérées comme caduques depuis son abolition.
Charismatique : Du grec carisma, « grâce accordée », « don », « charisme ». Désigne ce qui met l’accent sur les dons du Saint-Esprit, et plus particulièrement sur le caractère extraordinaire de ces dons. Différents mouvements charismatiques touchent aussi bien l’Eglise catholique* romaine que les Eglises protestantes. Les Eglises orthodoxes d’Orient se considèrent elles-mêmes comme charismatiques.
Chiliasme : Voir millénarisme.
Christocentrique : se dit de toute doctrine et de toute pratique accordant la place centrale à la personne et à l’œuvre de Jésus-Christ.
Christologie : Doctrine ou partie de la dogmatique ayant pour objet le Christ ou Messie.
Christologie : Doctrine ou partie de la dogmatique ayant pour objet le Christ ou Messie.
Coaction : Contrainte exercée sur la libre arbitre.
Cognitif, cognitiviste : Qui est relatif à la connaissance.
Conciliarité : on pourrait aussi parler ici de collégialité. Il s’agit, en référence à la tendance, souvent vaincue dans l’histoire de l’Eglise (catholique surtout), de faire prévaloir l’égalité des statuts malgré la différence des fonctions (contre leur hiérarchisation), et le partage du pouvoir contre sa concentration ou sa monopolisation par un seul chef.
Confessante : en parlant d’Eglise confessante, on désigne, en opposition plus ou moins tranchée avec le mutitudinisme, un groupe religieux où l’adhésion volontaire est requise, sanctionnée par le baptême ou par une confession de foi « adultes ». Dans la mesure où l’adhésion est censée correspondre à une démarche de conversion, on attend des membres qu’ils montrent dans toute leur vie les fruits de leur conversion et du groupe qu’il manifeste, à travers son homogénéité interne et souvent en accentuant ce qui le différencie d’autres groupes religieux ou de la société globale, l’unité et la cohérence de la foi confessée.
Congrégationalisme : on désigne par là une conception qui accentue l’autonomie de l’église locale ; au point, le plus souvent, de refuser des liens structurels avec d’autres églises. Cette conception – assez proche de certaines aspirations contemporaines à l’autogestion ou à la démocratie directe – se nourrit d’une méfiance profonde à l’égard de toute bureaucratie comme de toute tyrannie personnelle. Voir aussi sous épiscopal, synodal, congrégationaliste.
Connaissance (double) : Il y a une relation de réciprocité entre la connaissance de Dieu et celle de l’homme, de telle sorte que l’une conduit à l’autre et vice versa. Il s’agit bien d’un principe c’est-à-dire d’une proposition première fondée sur la relation Créateur/créé et tenant compte des positions respectives de Dieu et de l’homme qu’elle implique. Calvin l’avait bien compris qui en a fait l’objet du premier chapitre de son Institution chrétienne, intitulé « La connaissance de Dieu et la connaissance de nous-mêmes sont choses conjointes ».
Constantinien : Relatif à l’empereur Constantin, converti au christianisme (280-337 ap. J.-C.). Par extension, désigne la période où le christianisme devint religion officielle de l’Empire romain.
Contextuelles (théologies) : théologies qui font du contexte culturel, social, politique et religieux le principe méthodique de toute réflexion théologique et de toute lecture interprétative du message de l’Evangile.
Contingence, contingent : Caractère de ce qui, dans la vie, peut être conditionnel, accidentel, hasardeux, incertain, en opposition à ce qui est nécessaire. Désigne donc le côté tragique des choses ou des faits de l’existence soumis au changement, qui peuvent arriver ou ne pas arriver, être ou ne pas être, qui sont finalement sans importance, non essentiels.
Corpus : Ensemble (de textes par exemple) déterminé par un ou plusieurs critères (genre littéraire, période, etc.).
Cosmogonie, cosmogonique : (grec : kosmos, « monde », et gonè, « enfantement »). Mythe ou récit, représentations ou croyances relatives à la naissance ou l’origine du monde.
Cosmologie, cosmologique : Doctrine théologique ou scientifique de l’origine de l’univers.
18:09 Publié dans Langue théologique sauce piquante | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : revue théologique, hokhma





























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